Fort d’un onéreux « quoi qu’il en coûte » local, le gouvernement japonais fait tout ce qu’il peut empêcher le prix de l’essence de s’envoler. Le 14 septembre, le litre de « regular » (carburant avec un indice d’octane entre 89 et 91) ne dépassait pas 169,9 yens (0,94 euro), son niveau moyen depuis 2022. Le carburant, qui représente 85 % de l’essence consommée dans l’archipel, avait bondi à 190 yens (1,05 euro) en mars, dans les jours qui ont suivi le déclenchement, le 28 février, de la guerre contre l’Iran.
La hausse n’a pas duré. Dès le mois de mars, Tokyo a débloqué 1 200 milliards de yens (6,7 milliards d’euros) pour l’enrayer par l’intermédiaire de subventions. Constatant que les troubles dans le détroit d’Ormuz se poursuivent, il a décidé de poursuivre cette politique en puisant, dès le 1er septembre, 616,0 milliards de yens dans les réserves budgétaires d’urgence de l’exercice en cours, afin de « protéger la vie quotidienne des citoyens », selon son porte-parole, Minoru Kihara.
Sur ce total, 613 milliards de yens iront au maintien du prix du litre autour de 170 yens, et 2,4 milliards de yens, aux aides aux entreprises de taxis utilisant du gaz de pétrole liquéfié (GPL). Le reste servira au contrôle des prix du kérosène utilisé pour les vols intérieurs.
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