Caroline Wambui Muruiki l’affirme : c’est juste après lui avoir annoncé sa grossesse qu’elle a perdu contact avec le père de son fils. « Je ne pensais pas qu’un soldat britannique pourrait se comporter comme ça », déplore cette mère de 33 ans, qui explique avoir eu une relation amoureuse avec ce militaire à Nanyuki, au Kenya. Cette ville, à quelque 200 kilomètres au nord de Nairobi, la capitale, héberge la British Army Training Unit Kenya (Batuk), une base d’entraînement de l’armée britannique où plusieurs milliers de soldats viennent s’entraîner chaque année.
Sans emploi fixe, Caroline explique avoir des difficultés à s’occuper de son garçon de 7 ans. « Mon fils me pose constamment des questions sur son père. Il a parfois dû être déscolarisé car je ne pouvais pas payer les frais de scolarité », raconte-t-elle, ajoutant avoir cherché de l’aide auprès de la Batuk, sans succès. « Je veux juste que cet homme m’aide à élever son enfant, qu’il prenne ses responsabilités », insiste-t-elle.
Le cas de Caroline n’est pas isolé. « Des dizaines d’enfants sont nés de pères soldats britanniques repartis ensuite dans leur pays, laissant derrière eux des mères célibataires confrontées à de la stigmatisation et à des difficultés financières », dénonçait en novembre 2025 un rapport du Parlement kényan.
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