Des troupes israéliennes ont pénétré, dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août, dans un village du sud du Liban récemment passé sous le contrôle de l’armée libanaise et y ont érigé un remblai de terre, ont affirmé, samedi, un média d’Etat libanais et le maire de la localité. Un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) a vu ce remblai qui bloque une route, à l’entrée est de la localité de Zaoutar El-Gharbiyé.
« Une force de l’armée d’occupation israélienne a avancé à Zaoutar El-Gharbiyé peu après minuit (…) et a érigé un nouveau remblai de terre près de la place du village », a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA), média officiel libanais. Il s’agit d’une « violation » de l’accord, a dénoncé une source militaire libanaise auprès de l’AFP. L’armée israélienne n’a pas commenté les faits dans l’immédiat.
L’armée libanaise s’était déployée en juillet dans cette première « zone pilote » dont les abords avaient été évacués par Israël, conformément à un accord-cadre signé fin juin entre le Liban et Israël, sous parrainage américain. Celui-ci prévoit le déploiement de l’armée libanaise et le retrait progressif israélien du sud du Liban, qu’il occupe en partie depuis que le Hezbollah pro-iranien a rouvert les hostilités début mars, en soutien à Téhéran, visé par une offensive israélo-américaine. Le retrait est conditionné au désarmement du mouvement islamiste, qui s’y refuse et n’est pas partie aux discussions.
Septième session de négociations à Rome
Une cinquantaine de familles sont revenues à Zaoutar El-Gharbiyé depuis fin juillet, a fait savoir le maire, Abed Ezzeddine, à l’AFP, ajoutant qu’elles avaient été « surprises » de découvrir le remblai de terre samedi matin.
Le Liban et Israël ont achevé, jeudi, leur septième session de négociations à Rome. La délégation de Beyrouth n’a pas obtenu gain de cause pour ses deux principales demandes : un véritable cessez-le-feu dans le sud du Liban, où l’armée israélienne poursuit des frappes, et des avancées sur le retrait d’Israël de la zone qu’il occupe dans cette partie du pays.