Sur la route côtière longeant les falaises de Naqoura, dans le sud du Liban, à 6 kilomètres de la frontière avec Israël, les véhicules blindés blancs de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) qui rejoignent leur siège croisent les quelques camions de vivres et voitures civiles se rendant épisodiquement dans les trois villages chrétiens d’Aïn Ebel, Debel et Rmeich.
Ceux-ci sont enclavés à 30 kilomètres plus à l’est, dans la zone tampon qu’occupe l’armée israélienne, et 7 000 personnes y vivent encore malgré la guerre entre Israël et le parti chiite Hezbollah, qui a démarré le 2 mars. Avec une poignée d’autres localités, ces trois villages sont les seuls à ne pas avoir été rasés par l’armée israélienne, et dont la population n’a pas été forcée à évacuer, sur la soixantaine de villages libanais que compte la zone occupée (6 % du territoire libanais).
Pour accéder à leurs villages, les habitants doivent passer un premier barrage israélien, fermé par une barrière jaune flanquée du drapeau bleu et blanc à l’étoile de David, que contrôlent quelques soldats installés dans une maison abandonnée. Puis un second, érigé plus loin, devant l’Hôtel Rêve de la mer, transformé en position militaire. L’autorisation de passage n’est accordée qu’après une coordination avec l’armée israélienne, effectuée par le biais du mécanisme de déconfliction opéré par la Finul, qui nécessite de communiquer quarante-huit heures à l’avance plaques d’immatriculation des voitures, noms des passagers et destination des véhicules.
Il vous reste 79.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !