Plus de cent ans d’expérience feront-ils toujours la différence ? Les constructeurs européens historiques tremblent sur leurs fondations face aux attaques de leurs rivaux asiatiques. Car après l’arrivée des marques japonaises dans les années 1970 et coréennes dans les années 1980, voici venir probablement la vague la plus périlleuse : celle des constructeurs chinois. Ceux-ci disposent de la force du nombre, du soutien de leur Etat, d’une avance cruciale dans les technologies de batteries et d’une capacité à proposer des prix compétitifs. Et si la part de marché des marques chinoises se cantonne encore à environ 5 % en France et à près de 12 % en Europe, elle affiche, mois après mois, une permanente et robuste progression.
A voir cette litanie de points forts, il y a péril en la demeure. Mais il ne faut pas prédire trop vite aux marques européennes un destin à la Kodak ou à la Nokia. Les industriels européens conservent des atouts bien à eux et une capacité de réaction salvatrice.
Cette aptitude à rebondir s’illustre au Mondial de l’auto, qui ouvre ses portes au public mardi 13 octobre, à Paris. Face à la vingtaine de marques chinoises présentes au parc des expositions de la porte de Versailles, l’Europe a monté la jauge, passant de 11 marques lors de la précédente édition de 2024 à 18 cette année. Stellantis en particulier a mis le paquet, avec sept griffes européennes mises en avant, contre trois en 2024.
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