Au Népal, un cimetière temporaire a été installé durant le week-end des 29 et 30 août pour enterrer les victimes non identifiées de la coulée de boue meurtrière survenue le 26 août. Il se situe dans la forêt de Devghat à Chitwan, à environ 200 kilomètres de la zone dévastée. Là, des plaques métalliques munies de numéros d’identification sont planttées dans le sol par les autorités, comme le montrent les images rediffusées par le South China Morning Post.
Selon le dernier décompte, encore provisoire, environ 700 personnes ont perdu la vie lors de cette catastrophe, et 4 200 sont toujours portées disparues. Les forces de sécurité ont porté sur des brancards puis enterré près de 200 dépouilles dans la forêt “après un processus minutieux de collecte de documents”, explique The New York Times. Grâce aux codes figurant sur les plaques, à des photos et à la collecte de l’ADN, si l’un des corps est identifié, il pourra ensuite être rendu aux proches. Pour le moment, “seuls une douzaine de corps ont été identifiés et remis à leurs familles pour être inhumés”.
La faible capacité d’accueil des morgues dans la région de Chitwan, ces derniers jours, a obligé les autorités à “enterrer 93 corps samedi [29 août au] soir, puis cent autres le lendemain” dans la forêt de Devghat.
Parallèlement, les secouristes tentent de “se frayer un chemin” dans les tunnels de plusieurs projets hydroélectriques à Rasuwa et Nuwakot, où des travailleurs se trouvaient au moment du drame. Dimanche 30 août au soir, ils ont réussi à trouver l’entrée d’un tunnel rempli d’eau, avec le soutien des équipes de secours indiennes. Malgré le travail des secours, le nombre de morts risque d’augmenter dans les prochains jours.
Au Népal, une catastrophe si peu naturelle
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