Le projet de loi visant à légaliser l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles a été rejeté vendredi 11 septembre par la Chambre des communes. Au total, 286 députés britanniques ont voté contre le texte et 270 pour.
La proposition, qui avait suscité d’intenses débats dans le pays et au Parlement, avait été approuvée par les députés lors d’un vote serré en juin 2025. Mais elle a dû être abandonnée en avril dernier, après un long blocage à la Chambre des lords, la Chambre haute du Parlement, non élue, où 1 200 amendements avaient été déposés. Le texte avait été déposé à nouveau à la mi-juin par une députée travailliste.
Le premier ministre, Andy Burnham, arrivé à Downing Street en juillet, a déclaré qu’il ne prendrait pas part au vote afin de ne pas « influencer le débat ».
Un débat qui divise profondément le Royaume-Uni
Pour ses partisans, la légalisation de l’aide à mourir permettrait aux adultes en phase terminale de mettre fin à leurs jours dans la dignité ; tandis que ses détracteurs estiment qu’elle risque d’exercer une pression sur les personnes handicapées et les personnes âgées.
A ce jour, seules les îles de Jersey et de Man, dépendances de la Couronne britannique ayant leur propre gouvernement, ont approuvé des textes similaires, qui attendent encore le sceau royal pour pouvoir entrer en vigueur. Le Parlement écossais a, lui, rejeté à la mi-mars, à une faible majorité (69 contre 57), un projet visant aussi à légaliser l’aide à mourir.