Un virage inattendu. Quatre ans après le début de l’état d’exception instauré par le président salvadorien, Nayib Bukele (Nuevas Ideas), le dirigeant a annoncé, mardi 13 octobre, un plan visant à la libération anticipée et sous conditions de la moitié des 92 000 détenus du pays, rapporte La Prensa Gráfica.

Depuis 2022, dans le cadre de l’état d’exception décrété pour lutter contre le crime organisé, le régime salvadorien a procédé à des arrestations massives de personnes soupçonnées d’entretenir des liens avec les gangs. Bien que cette politique ait contribué à faire baisser drastiquement le niveau de criminalité dans le pays, elle a également suscité les critiques de nombreuses organisations internationales, qui dénoncent le caractère arbitraire de certaines arrestations et l’absence de garanties judiciaires suffisantes.

Des milliers de personnes pourraient ainsi avoir été incarcérées à tort, dans des conditions dénoncées par les défenseurs des droits humains.

“Collaboration minimale”

Interrogé par La Prensa Gráfica, lors d’une conférence de presse, sur des déclarations antérieures de son frère et conseiller, Ibrajim Bukele, au sujet d’un éventuel réexamen de dossiers des personnes arrêtées, le président a confirmé que les autorités envisageaient la libération de certains déten