Emmanuel Macron a instauré Choose France à Versailles. C’est au Kraftwerk, à Berlin, une ancienne centrale électrique aux allures de club techno que le chancelier allemand, Friedrich Merz, a accueilli la soirée de lancement de son sommet Invest in Germany organisé les 19 et 20 octobre. Lundi 19 octobre, la première conférence destinée à vanter les mérites du « site Allemagne » aux investisseurs internationaux s’est ouverte dans la capitale fédérale, dans un pays en stagnation économique depuis cinq ans, où l’investissement privé est en berne.
Parmi les deux cents investisseurs accueillis, Jensen Huang, le PDG du groupe Nvidia, était l’invité vedette du sommet. Le spécialiste américain des puces électroniques de pointe doit jouer un rôle central pour aider l’industrie allemande à déployer l’intelligence artificielle (IA) à grande échelle. Une déclaration d’intention, signée lundi 19 octobre par le gouvernement allemand, a annoncé un large partenariat entre le gouvernement et Nvidia dans les prochaines années.
Concrètement, Nvidia doit aider l’Allemagne à exploiter son immense patrimoine de données en matière de production et d’ingénierie pour développer et entraîner des modèles d’IA capables d’aider des robots et des véhicules autonomes à interagir avec leur environnement. Le texte précise que la coopération vise à développer « des modèles d’intelligence artificielle spécialisés et ouverts pour l’industrie », à partir de deux modèles existants du groupe américain, Nvidia Nemotron et Nvidia Cosmos. Berlin espère ainsi jouer un rôle de premier plan dans l’IA physique, considérée comme l’une des prochaines frontières de cette technologie, après l’essor des grands modèles de langage.
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