“Ce serait une erreur de réduire les affrontements au Yémen à une simple lutte pour des territoires, commente l’intellectuel d’Aden Ahmed Nasser Hamidan dans le journal local Al-Hudhud. La bataille est plus substantielle. Elle tourne autour de la question de savoir quel État nous voulons. Un État de droit, citoyen, avec des institutions ? Ou un État de privilèges, d’allégeances et de particularismes ?”
Les articles sur le sujet sont légion à l’approche du 26 septembre, date anniversaire de la révolution de 1962, qui vit l’abolition de l’imamat – une monarchie à caractère théocratique – à Sanaa, au Yémen du Nord, suivie de la proclamation de la république.
Des visées réactionnaires et de “vengeance”
C’est contre cette république que les houthistes s’acharnent à “se venger”, dénonce Mustafa Al-Jabzi dans le journal yéménite Al-Masdar. Ils ont en effet remplacé la fête nationale du 26 septembre par l’anniversaire de leur prise de pouvoir, le 21 septembre 2014. “Ils œuvrent sans relâche pour effacer l’identité qui rassemble” afin de lui substituer une identité “étroite”. Celle-ci est fondée sur le zaydisme, une forme spécifique du chiisme dont ils ont exacerbé les traits qui le distinguent du sunnisme pratiqué par les autres Yéménites.
Ainsi la prise de pouvoir des houthistes en 201
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