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Géopolitique

Au Yémen, une attaque des houthistes sur le siège du gouvernement à Aden fait au moins quatre morts

Le premier ministre, Shaya Mohsen Zindani, a assuré que le gouvernement yéménite, qui s’est replié à Aden en 2015 après avoir été chassé de la capitale Sanaa par les rebelles pro-iraniens, « continue de s’acquitter de ses fonctions ».

Au Yémen, une attaque des houthistes sur le siège du gouvernement à Aden fait au moins quatre morts
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Les houthistes ont mené, jeudi 15 octobre, une attaque contre le palais présidentiel où siège le gouvernement internationalement reconnu à Aden, dans le sud du Yémen, faisant au moins quatre morts, selon des sources gouvernementales à l’Agence France-Presse (AFP). Plus d’une dizaine de personnes ont également été blessées.

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Le gouvernement, soutenu par l’Arabie saoudite, a affirmé dans un communiqué que les combattants pro-iraniens avaient tiré des missiles et des drones contre le palais d’Al-Maachiq, faisant des victimes parmi les « membres du personnel de sécurité », sans préciser leur nombre. Le porte-parole militaire des houthistes, Yahya Saree, a affirmé de son côté que ses forces avaient « ciblé le QG des opérations militaires de l’ennemi saoudien » au sein du palais, ajoutant que « toute présence militaire saoudienne était une cible légitime ».

Le gouvernement yéménite, qui s’est replié à Aden en 2015 après avoir été chassé de la capitale Sanaa par les houthistes, « continue de s’acquitter de ses fonctions », a affirmé le premier ministre, Shaya Mohsen Zindani, sur les réseaux sociaux. Celui-ci ne tient plus de réunion au palais depuis un mois, a précisé un responsable gouvernemental à l’AFP.

Les houthistes ont mené par ailleurs une attaque sur la ville de Marib, aux mains du gouvernement, dans une région pétrolière du centre du Yémen, selon les forces gouvernementales yéménites.

Des attaques répétées contre les infrastructures saoudiennes

Dans le même temps, jeudi, Riyad a accusé Téhéran d’encourager la montée en puissance des opérations militaires des houthistes, qui visent notamment l’Arabie saoudite, après une série d’attaques d’une ampleur inédite depuis plus d’une décennie.

Pour l’Arabie saoudite, la responsabilité de la République islamique ne fait aucun doute. « L’escalade engagée par les houthistes à ce stade (…) est encouragée par l’Iran », a déclaré à des journalistes le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie, Rayed Krimly, accusant Téhéran de continuer à « armer, entraîner et soutenir » le mouvement.

Le conflit, qui oppose depuis 2014 les houthistes aux forces gouvernementales appuyées par l’Arabie saoudite, s’est réveillé en juillet, ouvrant un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Et les attaques sont désormais quasi-quotidiennes contre les infrastructures saoudiennes, des sites pétroliers aux aéroports.

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Depuis début octobre, les houthistes ont attaqué l’aéroport international de la capitale à 20 reprises, selon la coalition dirigée par Riyad. Son porte-parole, Turki Al-Malki, les a appelés à « cesser immédiatement toutes les opérations terroristes visant des civils et des installations civiles ». Il a aussi pointé, sans les nommer, le rôle « d’acteurs régionaux » ayant permis aux houthistes de se procurer des « missiles balistiques, drones d’attaque et drones suicide, ainsi que des vedettes rapides chargées d’explosifs ».

Après l’attaque de samedi qui a fait 13 morts à l’aéroport, la capitale saoudienne a encore été secouée mercredi par des explosions. Jeudi, la coalition a affirmé avoir intercepté un missile dans la région de Médine, ville sainte de l’islam.

Dans ce contexte tendu, les Etats membres de l’Union européenne ont annoncé le report d’un sommet prévu le 24 octobre à Riyad avec les pays du Golfe. D’autres événements, dont trois matches de football prévus cette semaine, ont aussi été reportés, alors que le mois d’octobre marque traditionnellement en Arabie saoudite, avec la fin des chaleurs estivales, le début de la haute saison du pèlerinage à La Mecque et d’autres grandes rencontres internationales.

Le Monde avec AFP

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