L’administration Trump a annoncé, mardi 28 juillet, un changement dans la procédure de demande d’asile aux Etats-Unis, une réforme présentée comme une simplification mais qui pourrait accélérer l’expulsion de centaines de milliers de personnes.
Avec ce nouveau tour de vis de l’exécutif américain sur l’immigration, des demandes d’asile pourront désormais être directement adressées à des juges de l’immigration sans entretien préalable avec un agent des services de l’immigration.
Le système actuel, qui autorise ces deux passages en revue du dossier, « permet aux étrangers de tenter d’avoir une deuxième chance avec l’asile », a dénoncé le ministère de la sécurité intérieure dans un communiqué.
Les nouvelles dispositions « vont raccourcir le temps total passé par les agents de l’asile et les juges de l’immigration pour statuer sur des demandes », a souligné le ministère. Jusqu’à 444 724 personnes dont la procédure est en cours « pourraient être touchées » par cette régulation, sur les près de 1,5 million de dossiers en cours d’examen, a-t-il précisé.
« Traitement rapide »
« Le système d’asile américain existe pour protéger les personnes qui craignent réellement des persécutions », a déclaré Joseph Edlow, le directeur des services de citoyenneté et d’immigration (Uscis), l’agence du ministère chargée, notamment, des demandes d’asile.
Cette réforme, annoncée mardi, à effet immédiat, va « faire en sorte que les ressources soient consacrées au traitement rapide de ces demandes, plutôt qu’à celles de personnes qui cherchent à utiliser le système comme une faille » en restant sur le territoire américain le temps d’attendre une décision finale, a-t-il ajouté, cité dans le communiqué.
Réélu à la Maison Blanche sur la promesse d’un durcissement de la politique migratoire, Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les mesures en ce sens et ont mené une campagne d’expulsion massive des sans-papiers vivant aux Etats-Unis.