Lundi, Meta a présenté “une nouvelle famille de modèles IA”, rapporte Axios. La sortie de Muse Wonder et de Muse Wonder Full constitue, selon le site, “une étape majeure dans les efforts de l’entreprise pour rattraper ses rivaux OpenAI, Anthropic et Google”. Artificial Analysis, une organisation indépendante, a testé Muse Wonder Full pour le comparer à ses concurrents et que seul Claude Opus 5.5 Max d’Anthropic serait plus performant.
Interviewé par le Financial Times, Mark Zuckerberg suggère que les modèles de ses concurrents se concentrent sur des avancées dans le domaine académique mais qu’ils “n’ont toujours pas assez de sens commun pour être l’assistant personnel idéal”. C’est plutôt cela que Meta cherche à accomplir.
Pour The Verge, “Meta rattrape le temps perdu dans la course à l’IA”. Quartz rappelle en effet que la maison mère d’Instagram n’a été jusqu’ici qu’un “personnage secondaire dans le marché de l’IA”. Mais le lancement de lundi marque l’aboutissement d’un “effort de 14 mois impulsé par le PDG Mark Zuckerberg”, poursuit le site. En avril 2025, le modèle Llama 4 - son IA d’alors - avait déçu, forçant le créateur de Facebook à investir des dizaines de milliards de dollars pour “remanier la direction de l’IA, construire de vastes data centers et débaucher des chercheurs stars de l’IA grâce à des salaires de plusieurs millions de dollars”, résume le Financial Times.
Parmi ces chercheurs, se trouve Alexandr Wang, arrivé avec un investissement de 14 milliards de dollars dans sa start-up Scale AI. Depuis sa reprise en main, The Verge note que le Superintelligence Labs de Mata a sorti Muse Spark, un grand modèle de langage, en avril, et surtout en septembre, le “populaire” agent IA Muse, capable de commander un billet d’avion, d’envoyer des mails ou réaliser d’autres tâches au nom de son utilisateur.
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Mais “tout cela a un coût”, signale CNBC. En l’occurrence, un abonnement de 20 ou 100 dollars par mois pour les utilisateurs de Muse Wonder. “La sortie du nouveau modèle souligne les efforts de Meta pour générer des sources de revenus liées à l’IA en plus de ses publicités en ligne”, explique la chaîne d’informations financières.
Le Financial Times constate que l’action du groupe a augmenté de 10 % depuis début septembre. L’application Muse, ajoute le quotidien économique, reste en tête des téléchargements sur les app stores d’Apple et Android. “Un test important pour le modèle appelé Muse Wonder sera de savoir s’il améliore le taux de rétention et accélère l’adoption de Muse”, indique le Wall Street Journal. Le taux de rétention de ChatGPT après 14 jours est plus élevé par exemple, précise le quotidien.
“Muse Wonder arrive alors que l’inquiétude grandit concernant les modèles d’IA et les agents”, pointe le New York Times, citant le piratage de sociétés ou de sites gouvernementaux par des agents devenus hors de contrôle. Le sujet anime la Silicon Valley et Washington depuis qu’un ancien ingénieur d’OpenAI a tiré la sonnette d’alarme et que les dirigeants d’Anthropic et OpenAI eux-mêmes ont appelé à ralentir l’avancée de la technologie.
Zuckerberg “a minimisé ces peurs croissantes”, remarque le Financial Times. “Je suis de ceux qui croient que l’IA est une technologie qu’on peut créer avec des garde-fous normaux et bâtir de façon responsable. Je n’ai pas une vision anthropomorphique de l’IA, qui ferait ce qu’elle veut”, confie le PDG au journal.
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