Douze personnes, dont six membres d’une même famille incluant des enfants, ont été tuées, mardi 21 juillet, dans la bande de Gaza, ont rapporté les secours et des témoins auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
Selon la défense civile de Gaza, une organisation de secours opérant sous l’autorité du Hamas, un bombardement a touché avant l’aube le domicile de la famille Al-Masri dans la ville de Gaza (Nord). L’hôpital Al-Shifa a confirmé avoir reçu les dépouilles et des blessés.
Sur le terrain, les équipes de l’AFP ont constaté d’importants dégâts sur une maison au toit presque totalement effondré, et en partie calcinée. Une source militaire israélienne a affirmé à l’AFP qu’une frappe avait « visé un terroriste du Hamas dans cette zone », sans plus de précisions.
A l’hôpital Al-Shifa, où des proches se sont rassemblés, la dépouille d’une petite fille a été placée dans un sac mortuaire de plastique blanc, puis alignée aux côtés d’autres corps enveloppés dans d’épaisses couvertures, devant des membres de la famille, dont certains pleuraient en silence.
« Toute la famille de mon frère a été rayée de l’état civil »
« Nous avons été pris par surprise par une attaque », a déclaré à l’AFP Ahmed Al-Masri, se présentant comme un survivant de la frappe. « J’entendais les enfants appeler à l’aide mais je n’ai pas pu les sauver », a-t-il ajouté, « toute la famille de mon frère a été rayée de l’état civil : lui, sa femme et leurs quatre enfants ».
Il a expliqué avoir fait sortir ses propres enfants par la fenêtre de la maison, en flammes. « A deux heures du matin, alors que nous dormions, nous avons entendu le bruit d’une énorme explosion et découvert que la maison avait été bombardée », a décrit Youssef Al-Masri, un autre témoin.
La défense civile a recensé six autres personnes tuées dans la journée dans le territoire palestinien.
Israël et le Hamas s’accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté par deux ans de guerre. Au moins 1 168 Palestiniens y ont été tués depuis le début de la trêve en octobre 2025, selon le ministère de la santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la défense tués.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé, mardi, une récente « intensification » des attaques israéliennes dans la bande de Gaza, qui ont fait selon lui au moins 57 morts entre le 13 et le 20 juillet.
L’armée israélienne a annoncé ces derniers jours une série de frappes visant, selon elle, des participants à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 contre Israël. L’accès limité à Gaza empêche les médias de vérifier de manière indépendante les bilans et de couvrir librement les violences sur place.