Depuis le mois d’avril, il est interdit de mendier dans le centre-ville de Bruxelles avec des mineurs de moins de 16 ans, sous peine d’une amende de 500 euros. La même sanction s’applique également en cas de “mendicité agressive, insistante et intimidante”.

Pour les autorités communales, il s’agit de réduire l’embarras causé par “ce qu’elles perçoivent comme un problème croissant dans la ville”, rapportait Het Laatste Nieuws. Le but affiché est aussi de protéger les intérêts des enfants concernés, auxquels le règlement reconnaît explicitement un droit à une place gratuite en crèche ou à l’école. Pour l’opposition, en revanche, cette interdiction revient à déplacer le problème et à grever d’une lourde amende des personnes déjà pauvres. Quant à la mendicité “agressive”, elle n’est pas mieux définie, est-il regretté.

“Aggraver la situation”

En 2023, une étude avait chiffré à 253 sur 581 les communes belges ayant instauré des restrictions qui limitent “indûment les droits humains des personnes qui pratiquent la mendicité”, rapporte la RTBF. À Gand, par exemple, il est interdit de “faire usage d’animaux pour mendier”. À Anvers, l’interdiction concerne des rues commerçantes ou des quartiers de restaurants.

D’après l’étude (menée par l’Institut fédéral des droits humains – l’IFDH – et