L’offensive diplomatique du général putschiste birman, désormais sous le costume de président du pays, se poursuit. Après l’Inde, la Chine et le Laos, Min Aung Hlaing est reçu en Thaïlande les jeudi 6 et vendredi 7 août. Il a été accueilli en grande pompe par le premier ministre Anutin Charnvirakul afin de « renforcer leur coopération bilatérale ».
Il s’agit du quatrième déplacement officiel à l’étranger du dictateur depuis son accession, en avril, à la présidence de la Birmanie, point d’orgue de sa consolidation du pouvoir au terme d’élections qualifiées de « mascarade » par une partie de la communauté internationale. Sans opposition, le scrutin s’est soldé par la victoire haut la main d’un parti lié à l’armée, le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (PUSD). Celui-là même qui, le 1er février 2021, alors mené par Min Aung Hlaing, renversait le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi, plongeant le pays dans une guerre civile interminable.
« Le régime de Naypyidaw [capitale de la Birmanie] mène une stratégie qui vise à tirer parti de ses relations bilatérales, principalement avec ses voisins, afin de retrouver une place plus visible sur les scènes régionale et internationale », observe Moe Thuzar, chercheuse et coordinatrice du programme d’études sur le Myanmar (Birmanie) à l’institut ISEAS de Singapour.
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