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Calendrier électoral | Le 7 février sacrifié : après un premier tour fixé au 13 décembre et un référendum interdit, le CEP programme le second tour pour le 21 février 2027

Selon le calendrier du CEP Uder Antoine–Jacques Desrosiers, Alix Fils-Aimé planifie son maintien au pouvoir au-delà du 7 février 2027, après un scrutin à deux tours organisé sous l’égide de deux Constitutions. PORT-AU-PRINCE, 23 juillet 2026 (Rezo Nòdwès) — Le calendrier électoral du

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24 juillet 2026
Calendrier électoral | Le 7 février sacrifié : après un premier tour fixé au 13 décembre et un référendum interdit, le CEP programme le second tour pour le 21 février 2027
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Calendrier électoral | Le 7 février sacrifié : après un premier tour fixé au 13 décembre et un référendum interdit, le CEP programme le second tour pour le 21 février 2027

  • by Rezo Nodwes
  • 23 juillet 2026
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Selon le calendrier du CEP Uder Antoine–Jacques Desrosiers, Alix Fils-Aimé planifie son maintien au pouvoir au-delà du 7 février 2027, après un scrutin à deux tours organisé sous l’égide de deux Constitutions.

PORT-AU-PRINCE, 23 juillet 2026 (Rezo Nòdwès) — Le calendrier électoral du Conseil électoral provisoire ressemble moins à une sortie de transition qu’à une rallonge politique soigneusement datée. Le CEP fixe au 13 décembre 2026 le premier tour des élections présidentielle et législatives, organisé le même jour qu’une mystérieuse « ratification populaire ». Les résultats de cette consultation seraient publiés le 16 décembre, ceux du premier tour deviendraient définitifs le 9 janvier 2027, tandis que le second tour présidentiel n’aurait lieu que le 21 février 2027, avec des résultats définitifs annoncés le 7 mars 2027.

Le document évite soigneusement le mot « référendum » et ne précise pas davantage le texte soumis à la « ratification populaire ». Le gouvernement avait pourtant présenté publiquement son projet comme un référendum constitutionnel. Or, changer l’appellation ne transforme pas la nature juridique de l’opération : l’article 284-3 de la Constitution de 1987 dispose que toute consultation populaire visant à modifier la Loi fondamentale par référendum est formellement interdite.

Une autre bombe institutionnelle apparaît entre les dates. Si le projet constitutionnel est déclaré adopté dès le 16 décembre, le premier tour aura été engagé sous la Constitution de 1987, tandis que le second pourrait se dérouler sous un nouvel ordre constitutionnel. Quels textes régiraient alors les conditions d’éligibilité, les pouvoirs du président, la composition du Parlement et l’investiture des élus ? Si la nouvelle Constitution n’entre pas immédiatement en vigueur, pourquoi organiser sa ratification avant l’achèvement du processus électoral ? Le calendrier ne fournit aucune disposition transitoire permettant de résoudre cette collision normative.

Le cas du 7 février 2027 est encore plus embarrassant. La Constitution fixe à cette date le commencement du mandat présidentiel. Elle prévoit qu’en cas de scrutin tardif, le président élu entre en fonction après la validation des résultats. Mais le CEP programme le second tour deux semaines après le 7 février et reporte la proclamation définitive au 7 mars. Aucun président élu ne pourra donc remplacer l’Exécutif à la date constitutionnelle. Par l’effet mécanique de son calendrier, le CEP laisse Alix Didier Fils-Aimé diriger le pays au-delà du 7 février, au moins jusqu’à l’achèvement du contentieux électoral et à une éventuelle investiture.

À cette architecture juridiquement instable s’ajoute la contestation du registre électoral. Les 800 000 enregistrements en double, dénoncés par l’ingénieur Alex Saint-Gardien Jécrois, demeurent présentés comme non audités de manière indépendante. Ce chiffre constitue une allégation technique qui devrait être officiellement vérifiée, mais le calendrier se limite à programmer l’inscription des électeurs du 20 juillet au 13 octobre, sans répondre publiquement à cette accusation susceptible d’affecter la sincérité du corps électoral. (Haitian Globe)

Le CEP propose ainsi un montage à trois inconnues : une consultation constitutionnelle interdite par le texte encore en vigueur, une élection susceptible de traverser deux régimes constitutionnels et une proclamation présidentielle repoussée après le 7 février. Ce calendrier ramène-t-il Haïti vers l’ordre démocratique ou fabrique-t-il, sous couvert d’élections, une nouvelle prorogation du pouvoir d’Alix Didier Fils-Aimé, chef d’un « gouvernement de la honte et de soumis« , dixit le Rév. Pasteur Malory Laurent, après la « récitation de Raina Forbin » devant les membres du Conseil de Sécurité ?

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