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Catapultes américaines : « aucun risque » identifié pour le futur porte-avions français « France-Libre », selon le ministère des armées

La décision de Donald Trump de renoncer aux catapultes électromagnétiques est supposée entrer en vigueur pour un porte-avions devant être livré en 2034. Or, les trois autres bâtiments de classe Ford antérieurs sont ou seront équipés de catapultes modernes, ce qui devrait suffire à garanti

Catapultes américaines : « aucun risque » identifié pour le futur porte-avions français « France-Libre », selon le ministère des armées
HaitiCreoleRadio.com

La décision de Donald Trump de renoncer aux catapultes modernes sur les futurs porte-avions n’entraîne « aucun risque technique ou industriel particulier pour la fabrication des catapultes électromagnétiques destinées au [prochain porte-avions] France-Libre, ou leur entretien dans les prochaines décennies », selon le ministère français des armées, dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse samedi 15 août.

Donald Trump a annoncé jeudi qu’à l’avenir les porte-avions américains devraient être équipés de catapultes à vapeur, et non plus de catapultes électromagnétiques modernes, estimant que les premières étaient plus « fiables » et éprouvées.

Une telle décision pourrait potentiellement avoir un impact sur la fourniture à la France de catapultes électromagnétiques par le groupe américain General Atomics : la construction et la maintenance d’un équipement sur plusieurs décennies (la durée de vie d’un porte-avions) supposent qu’un industriel bénéficie d’un volume de commandes suffisant pour assurer la pérennité économique de la filière.

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Le « France-Libre » doit remplacer le « Charles-de-Gaulle » en 2038

La décision de Donald Trump est supposée entrer en vigueur pour le porte-avions de classe Ford USS Doris-Miller, devant être livré en 2034. Or, les trois autres porte-avions de classe Ford antérieurs sont ou seront, quant à eux, équipés de catapultes électromagnétiques (USS Gerald-Ford, USS John-F.-Kennedy, USS Enterprise), ce qui devrait suffire à garantir la filière, estime le ministère français. La direction générale de l’armement française « poursuit les échanges avec ses homologues américains, qui conduisent eux-mêmes leurs propres analyses », ajoute le ministère.

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Le France-Libre doit remplacer le porte-avions Charles-de-Gaulle en 2038 et doit être équipé de ces systèmes modernes appelés Emals pour « electromagnetic aircraft launch system ». Ils propulsent les avions grâce à une catapulte électromagnétique alimentée par l’énergie électrique, offrant une accélération plus fine et mieux contrôlée que ne le font les catapultes anciennes, qui utilisaient la pression de la vapeur pour permettre aux avions d’atteindre la vitesse nécessaire.

Grâce à cette modularité et cette finesse, les Emals peuvent lancer une large gamme d’appareils, du drone à un avion lourd, comme un Rafale ou encore un Grumman E-2 Hawkeye, avion de guet aérien. Les premières catapultes Emals installées sur l’USS Gerald-Ford ont connu quelques problèmes de mise en place, qui ont ensuite été résolus. Mais Donald Trump les critiquait déjà en 2017, année de la mise à la mer du Ford, estimant que c’était un système moins bon et moins puissant que la vapeur.

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Le Monde avec AFP

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