“Les Pays-Bas sont confrontés à une sécheresse exceptionnellement longue, explique De Volkskrant. Le niveau de la Meuse est bas, celui du Rhin n’avait jamais été aussi critique. Et le temps va demeurer plus sec et plus chaud que la normale dans les semaines à venir.”
Depuis la mi-juillet, “les Pays-Bas sont officiellement en manque d’eau”. Ils se situent au niveau d’alerte 2, sur une échelle de trois. “Cette situation exceptionnelle a donné lieu à des mesures exceptionnelles”, comme l’interdiction de l’arrosage ou la fermeture d’écluses, qui doit empêcher l’eau de mer de remonter les cours d’eau et de saliniser les sols. “Mais la sécheresse dure depuis si longtemps qu’on se retrouve à cours d’outils.”
À la une ce 7 août, le journal progressiste se penche plus particulièrement sur le sort de la faune et alerte : “Les animaux souffrent fortement de la sécheresse persistante.”
“Toutes les espèces vivantes ont besoin d’eau, elles souffrent donc toutes en cas de sécheresse et de chaleur”, détaille-t-il.
Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter
“Les points d’eau, comme les mares et les marais, s’assèchent. Les animaux qui se déplacent facilement ont moins de problèmes pour aller chercher de l’eau plus loin. Mais les petits mammifères tels que les souris, les hérissons et les lapins, sont à la peine.”
“Peu de marge pour s’adapter”
Poissons, insectes ou mammifères : le journal passe en revue la situation de plusieurs classes d’animaux présents dans le pays.
À commencer par les oiseaux. En ville, les hirondelles souffrent de la chaleur et les moineaux, qui ne volent pas très loin, peinent à trouver de l’eau. Les oiseaux des champs se heurtent à la difficulté de trouver de la nourriture dans un sol asséché, poursuit l’article. Quant à ceux qui ont l’habitude de pêcher, ils se heurtent au niveau faible des cours d’eau.
“Pour les poissons, le principal danger est le manque d’oxygène. Il se produit lorsque l’eau se réchauffe.” L’assèchement des cours d’eau a déjà un effet notable pour les espèces aquatiques, relève Jan-Freerk Kloen, de l’organisme de protection de la nature Ravon :
“Les amphibiens et les reptiles se déplacent peu, au mieux sur un kilomètre. Ils ont donc peu de marge pour s’adapter aux changements.”
Viennent ensuite les libellules, qui subissent l’assèchement des plans d’eau au point de devenir rares, et les papillons. Certains d’entre eux sont moins affectés par le manque de nourriture, rapporte De Volkskrant, car ils volent au printemps, mais alors ce sont leurs chenilles qui ont du mal à trouver des feuilles pour se nourrir.
Un peu de pluie aurait des répercussions notables : “Quinze millimètres peuvent suffire à faire éclore des fleurs ou faire pousser des plantes dont se nourrissent les chenilles”, déclare Michiel Wallis de Vries, chercheur à la fondation néerlandaise de conservation des papillons. Mais “si cette sécheresse devient courante sur le long terme, on va perdre des espèces”.
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