La Cisjordanie se trouvait déjà sous extrême tension en raison de la répression militaire, des attaques quotidiennes de colons et des tentatives de riposte des villageois palestiniens, le plus souvent armés de pierres. Après l’attaque qui a tué deux soldats israéliens près de Hébron, vendredi 23 octobre, le gouvernement a annoncé une « opération d’envergure » dans le territoire palestinien occupé par l’Etat hébreu depuis 1967, laissant craindre une nouvelle escalade dans les violences. Des dizaines de checkpoints ont été immédiatement fermés par l’armée dans toute la Cisjordanie afin d’empêcher la circulation des Palestiniens.
L’attaque a eu lieu vendredi matin sur la route 35, près de Hébron, à l’emplacement d’un des nombreux checkpoints temporaires régulièrement installés par l’armée israélienne. Deux Palestiniens, dont l’un était équipé d’une arme automatique, ont ciblé des militaires d’une unité du commandement intérieur, lesquels ont riposté. La fusillade, qui aurait duré plus de vingt minutes, a fait quatre morts : les deux assaillants et deux soldats israéliens. « C’était une attaque grave, a indiqué le chef d’état-major, Eyal Zamir. Une grande quantité de munitions a été trouvée dans le véhicule utilisé par les terroristes pour se rendre sur les lieux de l’attaque. Ces munitions étaient destinées à être utilisées dans une attaque à plus grande échelle. » Les autorités estiment que les assaillants visaient peut-être des civils ailleurs mais se sont trouvés bloqués par le checkpoint.
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