Sur Facebook ou Google, la guerre se dissimule derrière des offres d’emploi sur des chantiers, dans la sécurité ou le cinéma, voire des propositions de coup de pouce pour obtenir un visa russe. Selon une enquête du magazine européen Politico, fondée sur un rapport du réseau de journalisme de données et de lutte contre la désinformation Code for Africa, des chercheurs ont identifié 89 sites, sept comptes sur les réseaux sociaux et 39 comptes ou canaux de messagerie mobilisés afin de recruter des hommes pour la guerre en Ukraine.
Moscou affine ainsi ses méthodes pour faire venir des étrangers en Russie avant de les envoyer au front. Parmi les annonces repérées par Politico, l’une lançait un “appel à casting international” pour un prétendu film nécessitant des acteurs africains, illustré par une image générée par intelligence artificielle (IA), montrant des hommes noirs en uniforme sous la mention “tournage en 2025”. Une autre campagne, publiée par une structure liée au réseau de recrutement russe IRC Russian Bear, affichait un soldat noir avec des drapeaux russes sur son treillis, et promettait une prime de 15 000 dollars (un peu plus de 13 000 euros) à la signature, puis 3 000 dollars (2 600 euros) par mois.
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