“L’effet bénéfique le plus connu du champ magnétique terrestre est probablement la réflexion vers l’espace des rayonnements dangereux qui bombardent notre planète”, explique Discover Magazine. Au-delà de son rôle de bouclier, “on pense que le champ magnétique influencerait, au niveau cellulaire, les êtres vivants de différentes façons”, poursuit le magazine spécialisé.

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Dirigée par Lisa Chakrabarti, biochimiste à l’université de Nottingham, au Royaume-Uni, une étude parue dans la revue Aging met en évidence ses répercussions sur le fonctionnement, la durée de vie et les performances physiques de mouches drosophiles. Pour mesurer ses effets, les chercheurs ont pris ces insectes modèles en biologie, les ont séparés en plusieurs groupes et les ont protégés, ou non, du magnétisme terrestre.

Ce dernier, d’après l’étude, “joue un rôle sur les mitochondries – les batteries des cellules –, qui fabriquent la majorité de l’énergie dont le corps a besoin pour fonctionner”, indique le quotidien britannique The Telegraph. Lisa Chakrabarti, dont les propos sont rapportés par Nautilus, considère que “comprendre comment les cellules perçoivent les champs magnétiques et y réagissent pourrait à terme révéler de nouvelles façons de moduler la fonction mitochondriale dans le cadre du vieillissement et des maladies”.

Ne pas s’emballer

Dans leur expérience, les chercheurs ont utilisé des drosophiles génétiquement modifiées et porteuses d’une mutation associée à la maladie de Parkinson. C’est cette modification génétique qui a permis de bien discerner le rôle des mitochondries. Protégées du magnétisme terrestre dans une caisse blindée, les mouches mutées vivaient 20 % plus longtemps que leurs congénères mutées qui vivaient dans un environnement soumis au champ magnétique. Les mouches saines dans le caisson isolant mouraient, elles, plus vite.

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Qu’en penser ? Le Telegraph entrevoit déjà une piste pour les patients atteints de maladies neurodégénératives. Une conclusion probablement un peu hâtive. Lisa Chakrabarti se contente, elle, de souligner que ses résultats “laissent penser que l’effet de la suppression du champ magnétique terrestre dépend de l’état de santé général de l’organisme”.