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Conseil de sécurité | Transition, insécurité et faillite de l’État : la Chine contredit le discours de Raina Forbin — texte intégral

Haïti au Conseil de sécurité : Raina Forbin reviendra-t-elle, dans trois mois, avec de nouvelles promesses ? Le dossier haïtien revient devant le Conseil de sécurité des Nations unies tous les trois mois. À la prochaine séance, verra-t-on de nouveau Raina Forbin présenter le même visage ra

Conseil de sécurité | Transition, insécurité et faillite de l’État : la Chine contredit le discours de Raina Forbin — texte intégral
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22 juillet 2026
Conseil de sécurité | Transition, insécurité et faillite de l’État : la Chine contredit le discours de Raina Forbin — texte intégral
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Conseil de sécurité | Transition, insécurité et faillite de l’État : la Chine contredit le discours de Raina Forbin — texte intégral

  • by Rezo Nodwes
  • 22 juillet 2026
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Haïti au Conseil de sécurité : Raina Forbin reviendra-t-elle, dans trois mois, avec de nouvelles promesses ?

Le dossier haïtien revient devant le Conseil de sécurité des Nations unies tous les trois mois. À la prochaine séance, verra-t-on de nouveau Raina Forbin présenter le même visage rassurant et annoncer un calendrier électoral toujours différé, de nouvelles reconquêtes territoriales non documentées ou des progrès sécuritaires que la population peine à constater dans sa vie quotidienne ?

L’intervention de la Chine oppose une lecture sévère aux déclarations optimistes de la représentante haïtienne. Pékin constate la persistance des désaccords politiques, l’incertitude du processus de transition, la gravité de la situation sécuritaire et l’aggravation de la crise humanitaire. La Chine demande aux autorités haïtiennes de produire des actes pragmatiques, de rechercher un consensus national et de préparer rapidement des élections crédibles et inclusives.

Le représentant chinois attribue également aux autorités haïtiennes la responsabilité première de l’effondrement des services publics, du déclin économique et de la dégradation des conditions d’existence. Cette appréciation affaiblit le discours officiel selon lequel la sécurité s’améliorerait et le processus électoral progresserait. Trois mois plus tard, une nouvelle déclaration diplomatique ne suffira pas : les résultats devront être mesurés à partir des territoires sécurisés, des routes rouvertes, des institutions rétablies, des chefs de gangs arrêtés et d’un calendrier électoral juridiquement applicable.

La prochaine séance trimestrielle pourrait ainsi devenir un nouveau rendez-vous avec la répétition. Raina Forbin reviendra-t-elle annoncer que les élections sont encore « proches », que la reconquête « se poursuit » et que les résultats seront visibles ultérieurement ? À défaut de données vérifiables, cette représentation diplomatique risquerait de transformer le Conseil de sécurité en tribune périodique de promesses administratives, sans rapport suffisamment démontré avec la réalité haïtienne.

Je souhaite la bienvenue au ministre des Affaires étrangères Kai Kuanba, qui préside la réunion d’aujourd’hui. Je remercie également le représentant spécial Ruiz-Mathieu, la directrice exécutive Zuma, la représentante spéciale du secrétaire général Fraser et le représentant spécial Christoph Fidesz pour leurs exposés. Je souhaite également la bienvenue aux ministres des Affaires étrangères d’Haïti et de la République dominicaine, ainsi qu’aux représentants du Mexique et de la Jamaïque.

Depuis le dernier examen de la situation en Haïti par le Conseil de sécurité, les difficultés entourant la transition politique persistent. La situation sécuritaire demeure grave et la crise humanitaire reste profondément préoccupante.

Toutes les parties haïtiennes doivent manifester un plus grand sentiment d’urgence, adopter des mesures pragmatiques et travailler avec les partenaires régionaux et la communauté internationale afin de répondre à la crise au moyen d’une approche globale portant à la fois sur ses manifestations et sur ses causes profondes.

Premièrement, la transition politique doit être accélérée. La possibilité de briser le cercle vicieux de la crise haïtienne dépend de la mise en place d’un gouvernement légitime, efficace et responsable, ainsi que du rétablissement de la gouvernance nationale sur une trajectoire appropriée.

Le rapport du secrétaire général indique que des divergences persistent entre les acteurs haïtiens au sujet des modalités de la transition et des préparatifs électoraux, entre autres questions. Les perspectives concernant la transition demeurent incertaines.

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