Les autorités marocaines étaient parfaitement informées du risque d’une entrée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, les 30 et 31 juillet. C’est ce qu’affirme le Centre national de renseignement espagnol (CNI) dans un rapport de vingt pages transmis à l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays.
Selon des extraits publiés par la presse espagnole le 16 octobre, la police et les services secrets marocains étaient « parfaitement au courant » des préparatifs d’une entrée massive. Ils savaient qu’« une situation anormale était en train de se créer, laissant présager de possibles tentatives d’entrées irrégulières ».
Le rapport remis à la juge Maria Tardon, chargée d’examiner les circonstances de cette crise migratoire sans précédent, souligne également la « passivité » des forces de sécurité marocaines pendant la crise. Selon le CNI, les autorités de Rabat connaissaient « en détail l’existence d’appels sur les réseaux sociaux, largement suivis par les utilisateurs, invitant à une entrée massive à Ceuta à l’occasion de la fête du Trône », et étaient « pleinement conscientes » du risque d’un tel mouvement.
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