“Les derniers vestiges de la démocratie nicaraguayenne s’effacent”. C’est en ces termes que le journaliste nicaraguayen en exil Wilfredo Miranda a réagi, dans El País América, aux dernières déclarations du président Daniel Ortega.

Relativement discret sur la scène internationale, le Nicaragua est revenu sous le feu des projecteurs après les commémorations de la Révolution sandiniste, organisées à Managua, dimanche 19 juillet. À cette occasion, le président Daniel Ortega a affirmé sans détour qu’il “n’y aura plus d’élections” dans le pays.

“Un tournant”

Pour le journaliste Wilfredo Mirando, si “cette annonce ne change rien à une réalité bien connue au Nicaragua”, elle constitue néanmoins “un tournant discursif et politique” pour le pays. Il rappelle qu’à l’approche de l’élection présidentielle de 2021, Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo – qui dirige aussi le pays à ses côtés – avaient fait emprisonner “tous les candidats de l’opposition susceptibles de les défier dans les urnes”. Dans le même temps, rappelle le journaliste, le couple présidentiel a contraint à l’exil une grande partie des opposants politiques et “les a interdit à vie d’exercer une fonction publique en les considérant comme des traîtres de la nation”.

Et d’ajouter :

“Bien qu’aujourd’hui il n’ait pas préci