LETTRE DE MALMÖ
Agé de 74 ans, souffrant d’Alzheimer, Horace Mason, citoyen britannique, a reçu mi-août une obligation de quitter le territoire suédois, vingt-cinq ans après son installation dans le pays nordique. Il n’est pas le seul : début juillet, Joyce Thomas, 78 ans, avait été priée de faire ses valises et de rentrer au Royaume-Uni, même si elle vivait en Suède depuis vingt et un ans, que son mari, mort en 2023, y est enterré, et que son fils et ses petits-enfants y habitent. Ancien employé de la Banque mondiale, Martin Gambrill, âgé de 63 ans et marié à une Suédoise, n’a pas eu plus de chance : arrivé il y a cinq ans, sa demande de permis de séjour en Suède vient aussi d’être rejetée.
Depuis le début de l’été, les nombreux témoignages de ces Anglais forcés de quitter la Suède créent l’émoi. Relatés par les médias britanniques et suédois, leurs parcours semés d’embûches illustrent le durcissement de la politique migratoire du royaume. Si les migrants originaires de pays tiers en sont les premières victimes, les Anglais frappés par les restrictions post-Brexit n’échappent pas au tour de vis.
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