L’affaire avait fait grand bruit : à l’été 2025, le quotidien britannique The Guardian révélait l’intention de l’administration Trump de détruire, au nom de son opposition à l’avortement, des contraceptifs destinés principalement à cinq pays africains – la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, la Tanzanie, la Zambie et le Mali. Le Département d’Etat américain avait confirmé ces informations dans la foulée.
On apprenait alors que les stocks, valant un total de 9,7 millions de dollars (8,6 millions d’euros), étaient entreposés en Belgique et que ces fournitures étaient issues de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), dont le fonctionnement avait été suspendu six mois plus tôt par la Maison Blanche.
Depuis, la situation n’a guère évolué. Les autorités belges assurent avoir multiplié les démarches diplomatiques, sans succès : « La Belgique a notamment proposé de reprendre le stock utilisable sous certaines garanties, notamment en matière de qualité, d’accès à la documentation nécessaire, de transparence ainsi que de transfert effectif des produits vers les pays destinataires, fait savoir le cabinet de Maxime Prévot, ministre des affaires étrangères belge. A ce jour, aucune réponse n’a été reçue des autorités américaines concernant ces propositions. »
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