Les houthistes ne peuvent plus être considérés comme un phénomène local. Depuis qu’ils étendent leurs opérations militaires à la navigation internationale en mer Rouge et s’inscrivent dans les logiques des guerres à Gaza et en Iran, on ne peut plus les réduire à un simple groupe armé [impliqué dans] un conflit intérieur. Ils sont devenus un acteur qui a une incidence directe sur la sécurité maritime internationale.
Cela doit nous interroger sur la nature de ce mouvement : les houthistes sont-ils une prolongation contemporaine du zaydisme politique [le zaydisme est une forme spécifique du chiisme] qui cherche à reproduire l’héritage historique de l’imamat ? ou un calque yéménite du Hezbollah libanais, avec le même rôle régional ? ou encore un phénomène local qui a su utiliser un capital confessionnel et tribal pour établir un pouvoir politique et sécuritaire, avant de faire de celui-ci un levier de négociations pour imposer ses conditions, à un niveau aussi bien local que régional ?
L’héritage culturel et religieux du zaydisme
Pour comprendre les racines historiques des houthistes (ou Ansar Allah, “Partisans de Dieu”, de leur nom officiel), il faut revenir au zaydisme. Même si le zaydisme est une branche du chiisme, il présente des différences fondamentales avec le chiisme duodéc
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Face à la menace houthiste, Taëz, ville martyre, décrète une “mobilisation populaire”
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