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Dios Francoeur : arrêté puis disparu

Dios Francoeur : arrêté puis disparu Haiti Liberte (English) L’article suivant a été rédigé durant la semaine précédant la nuit du 23 au 24 août 2026, date à laquelle des hommes armés et peut-être des drones ont tué environ 47 personnes et en ont blessé 22 autres à proximité imméd

Dios Francoeur : arrêté puis disparu
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L’article suivant a été rédigé durant la semaine précédant la nuit du 23 au 24 août 2026, date à laquelle des hommes armés et peut-être des drones ont tué environ 47 personnes et en ont blessé 22 autres à proximité immédiate du commissariat de Kenscoff, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (OHCHR).
Wilner Joseph, conseiller de haut rang du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé, a affirmé que ces violences avaient été « planifiées et organisées » par l’inspecteur de police Nickenson Cadet, alors chef de la police de Kenscoff.
Parallèlement, des manifestants réunis en grand nombre devant le commissariat de Kenscoff après les violences ont également accusé Cadet d’avoir orchestré ces actes avec un groupe armé et ont réclamé son limogeage de son poste de chef de la police locale. Face à l’indignation populaire, le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Vladimir Paraison, a été contraint de le remplacer à ce poste par le commissaire de police Jean-Pierre Ketler Mariceau le 27 août.
Le gouvernement Fils-Aimé porte une responsabilité majeure dans cette tragédie car il savait, comme le révèle le témoignage de Joseph, qu’une confrontation se préparait et qu’une explosion de violence allait survenir dans le cadre d’une lutte de pouvoir entre l’inspecteur Cadet et le maire de Kenscoff, Jean Massillon.
Il est avéré que la PNH collabore étroitement avec de nombreux groupes armés paramilitaires appelés « brigades », qu’elle arme, ravitaille et rémunère, tout comme l’ont fait par le passé d’autres forces de police nationales et armées confrontées à des insurrections populaires en Amérique latine, notamment en Colombie et au Salvador. En Haïti, entre 1986 et 1990, alors que les régimes néo-duvaliéristes luttaient contre un mouvement démocratique en pleine expansion, ces paramilitaires soutenus par la police, responsables de massacres, étaient surnommés « attachés », signifiant qu’ils étaient « rattachés » aux forces de l’ordre.
Début août, une famille de Thomassin — localité située à une douzaine de kilomètres au nord de Kenscoff, sur les pentes descendant vers Port-au-Prince — a contacté Haïti Liberté pour enquêter sur la disparition d’un jeune membre de la famille. Ils soupçonnent la PNH et les « brigades » locales de l’avoir enlevé et probablement tué. Voici leur histoire.

Le samedi 20 septembre 2025, à 20 h 08, Djanina Dérise, 33 ans, a reçu un appel inquiétant alors qu’elle se trouvait chez elle avec son fils de quatre ans. C’était son cousin, Dios Francoeur, 27 ans, qui vivait sous son toit. Il était en difficulté.

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