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“Disclosure Day” : Spielberg, le cinéaste qui croit aux extraterrestres

Dans son 34e long-métrage, le cinéaste bientôt octogénaire livre un “thriller d’action du genre les-aliens-sont-parmi-nous”. Josh O’Connor y incarne un jeune lanceur d’alerte poursuivi par les autorités après avoir menacé de révéler des informations prouvant que les extraterrestre

“Disclosure Day” : Spielberg, le cinéaste qui croit aux extraterrestres
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Cinéma. “Disclosure Day” : Spielberg, le cinéaste qui croit aux extraterrestres

“Nous avons encore des raisons de nous tourner vers Hollywood”, affirme The New York Times.

À l’occasion de la sortie de Disclosure Day (en salle en France ce mercredi 10 juin), le quotidien américain consacre un papier fleuve au travail de Steven Spielberg.

Et à travers ce 34e long métrage, le cinéaste bientôt octogénaire livre un “thriller d’action du genre les-aliens-sont-parmi-nous”.

Le pitch, le voici : Daniel (Josh O’Connor), un jeune lanceur d’alerte, est poursuivi par les autorités après avoir menacé de révéler des informations prouvant que les extraterrestres existent (et que les États-Unis font tout pour le cacher).

Dans le même temps, Margaret (Emily Blunt), une présentatrice météo de Kansas City, cherche à entrer en contact avec lui après avoir découvert qu’elle possède soudain des dons étranges, résume USA Today.

“À la fois film de poursuite,thriller des années 1970,dénonciation d’uneconspiration des grandesentreprises de la tech,Disclosure Day est une histoirede science-fiction pourun public moderne.”

Le site de la chaîne américaine CBS News

Car Margaret peut non seulement parler la langue de ses interlocuteurs (rêve babélien s’il en est), mais aussi et surtout ressentir ce qu’ils ressentent, “ce qui se passe au fond de leur cœur” – ce qui n’est pas sans rappeler E.T. ou la (merveilleuse) série Sense8.

De son côté, Daniel a un don pour les chiffres (oui, c’est un cliché de genre).

Tous deux fuient une unité du ministère de la Défense nommée “Wardex” et se dirigent vers un mystérieux personnage du nom d’Hugo (Colman Domingo).

“Hugo connaît leur enfance, leur don, et sait qu’ils sont appelés à jouer un grand rôle dans le destin de l’univers”, détaille le quotidien new-yorkais.

Près de cinquante ans après Rencontre du troisième type – qui s’achève (attention, spoileur !) sur l’arrivée des extraterrestres –, dans Disclosure Day Spielberg imagine qu’ils ne sont jamais partis mais que leur présence a été systématiquement niée et dissimulée.

Pourquoi ?

De peur que les gens ne soient pas prêts, de peur qu’ils ne supportent pas que le ciel ne soit pas l’apanage de Dieu.

“On a làune carrièrepassée à regardermerveilleusementdans les recoinsde l’enfance.”

Le quotidien américain The New York Times

Or ce qui habite le film, c’est “cette soif de connexion [avec les gens], note le quotidien américain. [Spielberg] a réalisé une machine à complots efficace et drôle, intrigante et pleine de suspense. Mais qui évoque aussi notre aliénation face quelque chose dont il est sûr que nous avons désespérément besoin : une catharsis collective, du genre de celle qu’on trouve au cinéma.”

“Son œuvre reflète un sens profond de la communauté humaine et la conviction que le monde, s’il ne sera jamais parfait, peut être amélioré à l’infini si les êtres humains reconnaissent qu’ils sont liés les uns aux autres, qu’ils partagent les mêmes appréhensions et craintes infondées, et y travaillent ensemble”, livre à propos de Steven Spielberg son collaborateur Tony Kushner, cité par le New York Times.

Pour ce qui est des extraterrestres, bien qu’il n’en ait jamais vu, Spielberg croit en eux.

“Avec toutes les preuves indirectes que j’ai réunies au cours de ma vie, tous les gens que j’ai écoutés, tous les documentaires que j’ai regardés, et tous les témoignages devant le Congrès que j’ai entendus, je suis absolument convaincu qu’ils sont venus et qu’ils sont ici”, affirme-t-il gravement dans une interview à la chaîne américaine CBS News.

“Et qui sait ? Peut-être qu’ils sont ici depuis toujours.”

“La lumière est un des grands motifs de Spielberg : éclairs, faisceaux de projecteurs fixes ou mobiles, phares… rappelle enfin le New York Times. Le soleil et la lune remplacent peut-être les projecteurs, mais ils prouvent que quelque chose est détecté, débusqué, parfois trouvé.”

Et ça a beau être un cliché un peu éculé de son cinéma, ça a le mérite de remettre un peu d’espoir dans un ciel (et dans les salles) obscur. Car c’est dans la nuit qu’il est beau de croire à la lumière.—

Éloïse Duval
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