Donald Trump a déclaré lundi 10 août sur son réseau, Truth Social, que les Etats-Unis allaient réclamer des « compensations » pour des attaques menées par l’Iran depuis des décennies contre des adversaires à l’étranger ou contre des manifestants sur son sol.
Le président américain a assuré que cette demande serait faite « fermement » dans toute négociation, en réponse à une exigence des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d’Ormuz au versement de réparations américaines. L’Iran « demande des compensations pour les dommages qu’ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire », a écrit Donald Trump, « bien que cela n’ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions ».
« Mais c’est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l’Iran, pour tous les gens qu’ils ont tués et blessés » dans des attaques et « conflits », dont « les familles de ceux tués sur l’USS Cole », un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.
Donald Trump a ajouté que « des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l’Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52 000 tués ces cinq derniers mois ».
Donald Trump « observe » les difficultés de l’Iran
Cette nouvelle exigence rend encore plus improbable un accord rapide sur le détroit d’Ormuz, alors que l’Iran exige de son côté l’acceptation par Washington de « toutes » ses conditions.
Téhéran juge que les Etats-Unis doivent « mettre fin définitivement à la guerre et à l’agression » contre l’Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, « indemniser intégralement l’Iran pour les dommages causés » par les hostilités, lever les sanctions contre l’économie et débloquer « sans condition » les avoirs iraniens gelés.
Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu’il n’avait besoin d’engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu’il lui suffisait d’« observer » les difficultés économiques de l’Iran. « Nous restons discrets. (…) Nous nous contentons d’observer l’Iran, son inflation galopante et le fait qu’il n’ait plus d’argent », a-t-il déclaré dans un entretien à Axios.