Emmanuel Macron a officiellement lancé, mardi 15 septembre, sur la base aérienne d’Orange (Vaucluse), la première année de fonctionnement du service national (SN). Une année au cours de laquelle 3 000 jeunes volontaires devraient pouvoir suivre une formation militaire sur des bases du territoire national, et qui marque, pour le chef de l’Etat, la concrétisation d’un projet politique très personnel, porté à bout de bras depuis sa première élection, en 2017.
« Ce qui vous rassemble aujourd’hui, c’est ce désir de servir plus grand que soi et de se rendre utile à la France », a notamment déclaré le chef des armées, face à la centaine de jeunes qui lui faisait face, premiers volontaires d’un service amené à durer dix mois au total. Au-delà d’un « métier », de « compétences », de la découverte de la « vie d’une unité militaire », « vous allez apprendre quelque chose de bien plus précieux encore, le sens du collectif », a ajouté le président de la République.
Emmanuel Macron a aussi profité de cette cérémonie pour annoncer que chaque promotion de volontaires du SN se verra baptisée du nom d’un compagnon de la libération. Pour cette année de lancement, c’est celui d’Henri Fertet, résistant tué à l’âge de 16 ans, qui a été choisi. Ce lycéen de Besançon avait rejoint la Résistance dès l’été 1942, avant d’être arrêté, torturé durant 87 jours, puis fusillé le 26 septembre 1943.
Il vous reste 76.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !