Nouvelle épreuve pour la coalition au pouvoir à Berlin. Lundi 12 octobre au matin, la ministre du travail, Bärbel Bas, a démissionné du gouvernement et de son poste de coprésidente du Parti social-démocrate (SPD). Elle a invoqué un deuil dans sa famille proche, et explicitement pointé du doigt l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti du chancelier Friedrich Merz, dont elle juge avoir fait l’objet d’attaques ces dernières semaines.
« Je dois malheureusement constater que les attaques publiques à mon encontre, émanant malheureusement aussi des rangs de mon partenaire de coalition, se sont intensifiées au cours de cette période difficile pour moi sur le plan personnel, a expliqué Mme Bas, lundi. Comme je ne suis actuellement pas en mesure de trouver la force nécessaire pour exercer pleinement, à court terme, mes fonctions au sein du gouvernement et du parti, j’ai décidé de démissionner de ces deux mandats. »
Bärbel Bas doit être remplacée au ministère du travail par Alexander Schweitzer, 53 ans, ancien ministre-président de Rhénanie-Palatinat de 2024 à mai 2026, qui est actuellement l’un des vice-présidents du SPD et n’est pas précisément perçu comme un réformateur. C’est plutôt « un pragmatique, qui n’aime pas l’instabilité », résume Uwe Jun, professeur de sciences politiques à l’université de Trèves, en Rhénanie-Palatinat.
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