L’union chrétienne-démocrate (CDU), dont est issu le chancelier conservateur, Friedrich Merz, au pouvoir à Berlin depuis mai 2025, a essuyé une défaite cuisante dans les deux scrutins qui se tenaient dimanche 20 septembre, dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et dans celui de Berlin, devancé par l’extrême droite dans le premier cas, par la gauche radicale dans le second.
Pour la première fois de son histoire, la formation, dont l’existence est intimement liée à celle de la République fédérale allemande, est exclue d’un Parlement régional à l’issue d’une élection. Selon les résultats provisoires, la CDU a en effet échoué à atteindre le seuil des 5 % requis pour être représentée au Parlement du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Un camouflet sans précédent, qui survient deux semaines tout juste après que la CDU a perdu le Land de Saxe-Anhalt le 6 septembre, où elle gouvernait depuis 2002, au profit du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui tente actuellement depuis d’y constituer une coalition.
Fait inhabituel pour des élections régionales, Friedrich Merz avait choisi de s’exprimer très tôt dès dimanche soir, bien avant que les résultats ne soient finalisés. « Les réformes doivent avoir lieu, a-t-il martelé, promettant de maintenir le cap fixé lors des élections fédérales de février 2025, en dépit des contestations croisées émanant à la fois de son parti et de son partenaire de coalition, le parti social-démocrate (SPD). Bien sûr, cela nous place tous dans une situation difficile, mais nous assumons cette responsabilité. J’assume cette responsabilité, car je souhaite faire avancer notre pays », a-t-il poursuivi.
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