De plus en plus de familles australiennes sont en difficulté. Pourquoi ? Parce que les jeunes filles au pair qu’ils ont engagées pour s’occuper de leurs enfants en ce début d’année scolaire ne sont pas arrivées, faute de visa. Il s’agit d’une mesure qui s’inscrit dans le cadre du durcissement de la politique migratoire, explique le Sydney Morning Herald. En effet, depuis juillet, le ministère de l’Intérieur ralentit le traitement des premiers visas vacances-travail (PVT), très populaires pour l’Australie, pour mieux contrôler le solde migratoire, avec un délai cible d’environ trois mois, contre quelques heures auparavant.
Certaines familles renoncent, et souvent des candidats partent ailleurs. “Je me demande si ça vaut la peine de continuer à travailler, ou si je devrais tout simplement démissionner pour pouvoir m’occuper de mon fils”, a déclaré une mère de famille de Melbourne au quotidien.
Shodai Kitahama, un jeune Japonais qui s’apprêtait à être au pair en Australie, raconte au site de la chaîne ABC News :
“J’ai interrompu mes études universitaires et j’ai quitté mon travail parce que je me préparais à partir en Australie. Pour l’instant, je ne travaille pas et je n’étudie pas, j’attends simplement de savoir quand je pourrai partir.”
La présidente de la Cultural Au Pair Association of Australia (Capaa), Anna Prasad, qui est également responsable des admissions pour l’American Institute for Foreign Study (AIFS), organisme qui facilite les placements de jeunes au pair, a regretté la mauvaise image que ces retards donnent du pays. Selon Patricia Brunner, directrice générale de l’Association internationale des jeunes au pair (dont le siège se trouve en Allemagne), interrogée par le Sydney Morning Herald, le traitement des demandes a repris, mais la plupart des salariés comme des employeurs attendent toujours. “Les modifications apportées par le Parti travailliste au programme de vacances-travail ont également été critiquées par les agriculteurs et le secteur du tourisme, qui dépendent fortement des travailleurs migrants”, souligne le journal.
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