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Géopolitique

En Azerbaïdjan, des manifestants protestent contre l’interdiction du port du hijab à l’école

L’adoption par le conseil des ministres d’une directive interdisant les tenues vestimentaires jugées « contraires au principe de l’enseignement laïc » a provoqué une vive réaction dans le pays, à 95 % musulman.

En Azerbaïdjan, des manifestants protestent contre l’interdiction du port du hijab à l’école
HaitiCreoleRadio.com

L’instauration de nouvelles normes concernant les tenues scolaires suscite une vague de mécontentement en Azerbaïdjan, un Etat musulman majoritairement chiite des bords de la Caspienne, géré de main de fer par le président Ilham Aliev. Depuis le 10 octobre, à Bakou, la capitale, et dans d’autres villes du pays, des manifestations ont lieu pour protester contre l’éviction de plusieurs élèves et professeures portant le hijab, le voile islamique, interdit au sein des établissements d’enseignement depuis l’adoption de la nouvelle réglementation.

Lundi 12 octobre, les contrôles vestimentaires menés dans les écoles ont donné lieu à des échauffourées avec la police. Des manifestants ont tenté d’incendier des voitures et des bâtiments. Trente-sept personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’intérieur, deux cents selon les témoignages recueillis auprès de militants par le site d’information d’opposition en langue russe Kavkazky Uzel. Le lendemain, dans la commune de Bina, située non loin de Bakou, des affrontements ont été rapportés autour des écoles 136 et 117.

D’autres quartiers de la capitale, comme Balakhani, ont été le théâtre de manifestations similaires. Le même jour, la police a annoncé l’arrestation de sept personnes, dont cinq élèves de 4e et de 3e. Des poursuites pénales pour troubles à l’ordre public ont été engagées contre des dizaines de manifestants. Parallèlement, les utilisateurs d’Instagram et de TikTok, les deux plateformes les plus populaires du pays, se sont plaints de coupures, l’accès au réseau nécessitant désormais l’utilisation d’un VPN. Craignant des débordements, les autorités azerbaïdjanaises misent sur le blocage des réseaux sociaux pour juguler le mouvement de protestation.

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