En plein cœur de Bruxelles, devant l’Athénée Charles Janssens, la douceur et le calme de l’été indien ne semblent pas perturbés par les élèves qui, ce mardi 6 octobre, bloquent l’entrée de ce collège-lycée depuis deux jours. Trois jeunes hommes en classe de terminale filtrent les allées et venues, juste en dessous d’une grande bannière où est inscrit le slogan « toujours en colère ».
Et ici, le mot « toujours » a son importance car, même si leur action fait écho aux protestations des lycéens français, ces trois élèves tiennent à rappeler que les raisons de ce mouvement spontané ne datent pas d’hier en Belgique francophone. « On est bien conscients de ce qui se passe en France en ce moment, reconnaît Soufiane. Mais nos revendications sont vraiment propres à la Belgique. »
Une grande partie du monde de l’enseignement s’oppose à des réformes validées le 5 juin par le Parlement de la Fédération-Wallonie-Bruxelles, l’entité qui gère l’éducation pour les Belges francophones. Ce décret programme prévoit en effet un plan d’économies de 500 millions d’euros d’ici 2029, à comparer au budget de 10,65 milliards d’euros que la Fédération Wallonie-Bruxelles a consacré à l’éducation en 2025.
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