La capitale bulgare est-elle en train de devenir le point de ralliement de tous les dirigeants européens opposés à l’aide à l’Ukraine ? Toujours est-il que, en l’espace d’à peine deux semaines, le nouveau Premier ministre Roumen Radev, connu pour ses sympathies prorusses, a accueilli deux dirigeants avec des positions “extrêmement proches des siennes”, constate Sega.
“Après la visite du Premier ministre slovaque, Robert Fico, au début du mois, c’est au tour de son homologue tchèque, Andrej Babis, d’arriver aujourd’hui à Sofia”, relève le quotidien indépendant ce 16 septembre. Sans surprise, les deux chefs de gouvernement “se sont prononcés contre l’envoi d’armes et d’aide financière à l’Ukraine et ont convenu que l’Europe se montrait trop passive dans ses efforts pour parvenir à la paix”, lit-on encore dans ce journal.
Robert Fico a auparavant été reçu, le 4 septembre, avec tous les honneurs : garde présidentielle déployée, tapis rouge, dépôt de couronnes devant le mémorial du soldat inconnu et cérémonie officielle sur la place Alexandre-Nevski, à Sofia, devant la cathédrale éponyme, érigée en l’honneur des soldats russes tombés durant la guerre russo-turque de 1877-1878 qui avait libéré la Bulgarie de l’Empire ottoman et portant le nom d’un prince russe du XIIIe siècle canonisé
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“Est-il encore prorusse ?” : le bulgare Roumen Radev use d’un double discours en Europe
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