Pour la dixième fois depuis 2021, les Bulgares sont appelés aux urnes. Après une présidentielle et huit législatives en cinq ans, ils départageront, dimanche 25 octobre, vingt-sept candidats au premier tour de l’élection présidentielle. Le second tour aura lieu une semaine plus tard, le 1er novembre.
Lassés par l’instabilité politique, les Bulgares ont donné, en avril, une majorité absolue à Bulgarie progressiste, le parti de l’ancien président Roumen Radev, 63 ans, porté par un discours anticorruption. M. Radev avait démissionné de la présidence de la République pour faire campagne, laissant sa place à sa vice-présidente, Iliana Iotova, qui aura 62 ans samedi. Il est désormais premier ministre.
Cette ancienne journaliste, qui fut eurodéputée de 2007 à 2017, est aujourd’hui la favorite de ce scrutin, soutenue par sa propre formation, le Parti socialiste, et celle de Roumen Radev, deux partis teintés de conservatisme social et de nationalisme.
Iliana Iotova est créditée de 40 % à 47 % des intentions de vote, selon les derniers sondages publiés cette semaine par Alpha Research et Market Links, contre environ 30 % pour l’économiste Andreï Giourov, 50 ans. Ce candidat indépendant bénéficie notamment du soutien des partis pro-européens, Nous continuons le changement et Bulgarie démocratique. En troisième position, le candidat nationaliste et pro-Kremlin, Kostadin Kostadinov, du parti Renaissance, oscille entre 10 % et 12 %. En cas de victoire à l’issue du second tour, Iliana Iotova deviendrait la première femme élue présidente de ce pays de 6,4 millions d’habitants, membre de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN.
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