C’est un crocodile du Nil qui a beaucoup fait parler de lui sur les réseaux sociaux. Long d’environ un mètre, il se promenait librement dans un canal d’irrigation du village de Hasafa, au nord du Caire, jusqu’à ce que le ministère de l’Environnement et du Développement local égyptien ait pu annoncer, le 29 juin, avoir réussi à le capturer pour le relâcher “dans son environnement naturel du lac Nasser”, formé par le grand barrage d’Assouan, en Haute-Égypte.

À peine quelques jours plus tard, un autre crocodile, plus grand encore, a semé la panique chez les habitants du village de Chabramant [dans la lointaine banlieue sud du Caire], jusqu’à ce que, là encore, des agents du ministère réussissent à le capturer.

Cette présence de crocodiles dans les environs du Caire et dans le delta du Nil est surprenante. Leur remontée vers le nord avait diminué de longue date en raison des changements des conditions environnementales. Et ensuite, l’inauguration du grand barrage d’Assouan, en 1970, les enfermait en quelque sorte dans le lac Nasser, formé par le barrage.

Commerce illégal

Selon le ministère, l’explication réside probablement dans les élevages et le commerce illégaux de ce reptile. C’est également l’explication d’Ekram Al-Abassiry, le directeur général des réserves naturelles du sud d