Les mesures annoncées mardi 29 septembre par le gouvernement espagnol suffiront-elles à désamorcer la colère sociale sur le logement ? Depuis samedi, des centaines de manifestants campent sur la Puerta del Sol, au cœur de Madrid, dans des scènes qui rappellent le mouvement des « indignés » de 2011. Malgré les annonces de l’exécutif, ils ont décidé de poursuivre leur mobilisation, estimant que les propositions ne répondent pas à l’ampleur de la crise.
Pour apaiser la contestation, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a notamment décidé de prolonger jusqu’en 2030 la protection des personnes vulnérables contre les expulsions, d’encadrer les locations saisonnières et de chambres et d’interdire jusqu’en 2028 les achats immobiliers par les fonds dits « vautours ». Les baux arrivant à échéance avant la fin de 2028 pourront également être prolongés de deux ans sans augmentation du prix du loyer.
A l’origine du tollé, l’expulsion, le 23 septembre, de Maricarmen Abascal, 87 ans, qui a dû quitter l’appartement qu’elle louait depuis 1956, près du parc du Retiro, après son rachat par une société immobilière. Elle faisait suite à un long litige sur la durée de son bail à loyer réglementé. Lundi soir, un accord a finalement été trouvé avec les propriétaires : l’octogénaire pourra regagner son logement à sa sortie de l’hôpital, où elle a été admise pour épuisement.
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