La journaliste italienne Eva Morletto, qui collabore notamment avec Grazia Italia et Mediaset TV, constate que la France fait aujourd’hui face à des problématiques structurelles que l’Italie connaît depuis de nombreuses années. Elles ont des répercussions sur les familles, surtout les jeunes parents, et ne peuvent être résolues uniquement avec des aides.

COURRIER INTERNATIONAL : De votre point de vue italien, quelle est la place des politiques familiales en France ?

EVA MORLETTO : La politique familiale française a toujours été un modèle, et malgré le fait que la natalité soit en baisse, elle l’est encore. Elle reste un modèle, mais évidemment peut-être moins que celle des pays scandinaves, où la parentalité et l’aide aux familles font partie du bon fonctionnement de l’État.

En revanche, il est important de souligner que toutes les problématiques structurelles qui, jusqu’à il y a encore quelques années, appartenaient à des pays comme l’Italie sont en train de rattraper la France. Comme j’ai un pied dans chaque nation, je le remarque. Par exemple, la précarité des jeunes.

Je pense qu’on ne peut pas parler des politiques familiales sans parler des politiques du travail et du pouvoir d’achat. Les meilleures politiques familiales peuvent être mises en place, mais si vous êtes précai