Le 28 juillet, le Parlement hongrois entérinait la création de l’Office national de recouvrement et de protection des biens (NVVH), organe chargé de tracer les abus de fonds publics et de récupérer les avoirs détournés sous l’ère Orban. Dotée de “pouvoirs d’enquête, de poursuite et d’accès aux archives et serveurs”, cette institution, qui entre en fonction mardi 1er septembre, examinera notamment “les marchés publics, les surcoûts, contrats de concession et biens publics transférés à des fondations”, explique 24.hu.
Promesse majeure de campagne du Premier ministre, Peter Magyar, le NVVH est “comparé à la police politique communiste par certains opposants, tandis qu’une partie des électeurs Tisza [le parti au pouvoir] espère que les principaux responsables du NER [le régime Orban] seront arrêtés les uns après les autres”, résume Telex. Cette instance “ne vise pas les responsables politiques”, car “son objectif est de protéger et de récupérer les biens publics”, insiste le site.
Risque de “revanche” politique
“Le NVVH ne peut pas être au-dessus de l’État de droit”, s’inquiète Gabor Fodor, l’un des fondateurs du parti Fidesz de Viktor Orban, sur le portail Index. Fodor déplore le “manque d’arguments convaincants” légitimant la création de l’Office “alors que nous avons déjà notre p
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