Giorgia Meloni a désormais les mains libres pour sa prochaine campagne électorale. Avec 227 voix pour et 164 contre, la Chambre des députés a adopté, jeudi 8 octobre dans l’après-midi, la nouvelle loi électorale, dont la présidente du conseil italien voulait faire l’un des derniers marqueurs de sa législature, avant de se tourner vers 2027, où elle espère prolonger son mandat politique. Le principal effet de cette législation est le retour à la proportionnelle intégrale, qui avait été abolie en 1993 après un référendum.
A l’époque, les Italiens, lassés des scandales de corruption des années 1990 visant aussi bien la droite que la gauche, avaient opté pour le scrutin majoritaire. Mais la grande nouveauté de cette loi, baptisée par ses détracteurs « Melonellum » est l’instauration d’une prime de majorité. Toute coalition politique dépassant le seuil de 42 % des suffrages aux législatives se verra désormais octroyer un quota supplémentaire de 70 députés et 35 sénateurs. De quoi assurer une solide domination sur la vie politique du pays.
« A ceux qui espéraient voir le centre droit divisé, nous répondons aujourd’hui par les faits : nous sommes unis, soudés et déterminés à tenir les engagements pris envers les citoyens », a triomphé la cheffe du gouvernement italien sur les réseaux sociaux, jeudi, peu après l’approbation du texte à la Chambre. « Giorgia Meloni a atteint son objectif, celui de contrôler la coalition des droites, analyse Lorenzo Castellani, professeur d’histoire des institutions à l’Université Luiss Guido Carli de Rome, avec ce vote, elle montre qu’elle est la patronne absolue. »
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