La conquête de l’espace est jalonnée de sacrifices tragiques. A commencer par celui des chiennes du programme soviétique Spoutnik, vouées à tester la résistance en orbite. De leur côté, les Américains lancent des puces. A voir si elles s’en sortiront mieux.
Une fusée Falcon 9 de SpaceX doit décoller, jeudi 1er octobre, avec à son bord un satellite expérimental de Google pourvu de panneaux solaires et de quatre microprocesseurs de type TPU (Tensor Processing Units). Objectif : héberger dans l’espace les infrastructures nécessaires pour déployer l’intelligence artificielle (IA) générative. Grand saut de puces, grand pas pour l’humanité ?
Sur la planète bleue, les usines de calculs et centres de stockage de données ne sortent pas de terre aussi vite que les Open AI, Anthropic ou Google le voudraient. En Espagne, en Autriche ou ailleurs, les populations locales s’inquiètent de la consommation en eau et en électricité de ces cathédrales informatiques. Au Nouveau-Mexique, le projet « Jupiter », un méga data center commandé par le géant technologique Oracle, peine à se raccorder au réseau, faute d’autorisations.
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