La troisième tentative fut la bonne. Mardi 20 octobre, la Roumanie s’est enfin dotée d’un gouvernement après l’accord du Parlement et la nomination par le président Nicusor Dan. Le nouvel exécutif sera dirigé par l’ancien ambassadeur roumain en France, Luca Niculescu. Un premier conseil des ministres s’est tenu dans la soirée, car les temps sont durs : il est urgent de rééquilibrer le budget afin de trouver des solutions pour remédier à la crise financière.

Est-ce pour autant la fin des problèmes ? se demande avec amertume G4Media. “La crise gouvernementale est terminée. Pour un temps du moins. Le gouvernement PSD (Parti social-démocrate)-Nicusor Dan, dirigé par Luca Niculescu, doit gouverner avec 27 % des sièges au Parlement. À la merci de l’AUR (extrême droite) et des marchés financiers […]. Comment va se redessiner maintenant la scène politique et institutionnelle après la crise provoquée par le PSD et l’AUR avec l’accord tacite du chef de l’État ?”

Des interrogations légitimes, car la popularité du président est en berne, même si “la stratégie de Dan a fonctionné. Il a maintenu la gauche au pouvoir, il s’est débarrassé de sa némésis, l’ancien Premier ministre Ilie Bolojan”.

Le site se pose surtout la question du prix de cette crise qui polarise la société roumaine. Si certa