Il y a bientôt deux ans, le 28 novembre 2024, le Tchad, partenaire historique de la France, suivait les pas du Mali, du Burkina Faso et du Niger, en dénonçant l’accord de coopération militaire avec Paris. Un millier de soldats déployés dans le cadre de l’opération Barkhane étaient alors sommés de plier bagage.

Surtout, note le site panafricain Afrik.com, “cette décision avait mis fin à plusieurs décennies de présence militaire française au Tchad, l’un des principaux points d’appui de Paris au Sahel”.

Le mardi 13 octobre, à l’occasion de la visite à Paris du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, une déclaration d’intention d’un partenariat de défense a été scellée. Si aucune annonce concrète n’a été dévoilée, ce document vise à “fournir un cadre pour renforcer la coopération dans les domaines de la formation, de l’expertise, de l’industrie et des technologies”, explique le site d’info tchadien Alwidha Info.

Une volte-face ? Plutôt “une nouvelle étape dans la reprise du dialogue entre Paris et N’Djamena”, selon ce média. Afrik.com détaille ce réchauffement graduel.

Rabibochage dans la discrétion

Le 29 janvier, les deux chefs d’État avaient déjà “affiché leur volonté de bâtir ‘un partenariat renouvelé, fondé sur le respect mutuel et les intérêts partagés’”. Mais cela s’étai