Un mort, des dizaines d’évacuations dues aux inondations, et d’importants dégâts qui touchent les villages, les exploitations agricoles, de nombreuses routes et les réseaux d’adduction d’eau. Le premier bilan des intempéries survenues en Crète est dramatique. “Cinq jours d’une pluie incessante, des quantités d’eau colossales et la topographie unique de l’île” apparaissent comme les raisons principales de la catastrophe, raconte Nea Kriti. Le média local consacre sa une du lundi 5 octobre aux événements et constate : “La Crète panse ses plaies”.

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Les stations météorologiques de l’île ont enregistré entre 660 et 800 millimètres de précipitations en deux jours selon les régions. C’est plus que les précipitations moyennes sur la capitale grecque sur une année entière, selon le directeur de l’Observatoire national d’Athènes, Kostas Lagouvardos. “Les eaux se retirent lentement, les routes comment à être dégagées, les caméras des journalistes quitteront bientôt les zones sinistrées et, d’ici à quelques jours, la vie quotidienne reprendra son cours. Mais pour ceux qui ont vu leur maison, leur commerce, leurs biens et leurs récoltes engloutis par les flots rien n’est terminé”, prévient le journal crétois.

Après les incendies de l’été, la plus grande île du pays doit désormais affronter les tempêtes de l’automne.

“Bien souvent, nous attendons d’abord la catastrophe”

“Est-il possible que la Crète, l’une des plus grandes îles de la Méditerranée, soit encore à la merci de Dieu chaque fois que le temps se déchaîne ?” se demande, amer, le quotidien local.

Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter