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Flashback — 18 février 2021 | Youri Latortue, Edmonde Beauzile et Edgard Leblanc Fils promettaient de combattre « de toutes leurs forces » le référendum constitutionnel

NOTE POUR LA DÉLÉGATION DU CONSEIL PERMANENT DE L’OEA ÉLÉMENTS À PRENDRE EN COMPTE POUR UNE BONNE COMPRHENSION DE LA CRISE POLITIQUE HAÏTIENNE Les démocrates haïtiens en général et les partis membres de la Direction Politique de l’Opposition Démocratique (DIRPOD) sont unanimes à exig

Flashback — 18 février 2021 | Youri Latortue, Edmonde Beauzile et Edgard Leblanc Fils promettaient de combattre « de toutes leurs forces » le référendum constitutionnel
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Flashback — 18 février 2021 | Youri Latortue, Edmonde Beauzile et Edgard Leblanc Fils promettaient de combattre « de toutes leurs forces » le référendum constitutionnel
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Flashback — 18 février 2021 | Youri Latortue, Edmonde Beauzile et Edgard Leblanc Fils promettaient de combattre « de toutes leurs forces » le référendum constitutionnel

  • by Rezo Nodwes
  • 5 septembre 2026
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NOTE POUR LA DÉLÉGATION DU CONSEIL PERMANENT DE L’OEA ÉLÉMENTS À PRENDRE EN COMPTE POUR UNE BONNE COMPRHENSION DE LA CRISE POLITIQUE HAÏTIENNE

Les démocrates haïtiens en général et les partis membres de la Direction Politique de l’Opposition Démocratique (DIRPOD) sont unanimes à exiger que Jovenel Moïse quitte le pouvoir.  Il ne s’agit pas  d’un  caprice  politique  ou  d’un  refus  de  participer  à  des  élections  pour  le  renouvellement démocratique du personnel politique. Depuis la fin de la dictature des Duvalier, Haïti n’a pas réussi à construire des structures démocratiques solides, ni à bâtir une économie susceptible de répondre aux besoins de ses citoyens.   Ses dirigeants pour la plupart n’étaient pas des démocrates et cela nous a conduits à cette crise complexe dont il faut connaitre les éléments principaux, si l’on veut contribuer sérieusement à lui trouver une solution durable.

1.   Toutes les institutions représentatives des forces vives de la nation ont pris publiquement position  sur  la  date  de  la  fin  du  mandat  du  président.   Qu’il  s’agisse  de  la  Conférence Épiscopale   catholique,   des   Fédérations   et   Conférences   du   secteur   protestant,   des vodouisants, des associations de défenses des droits de la personne, du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, de la Fédération des Barreaux d’Haïti, des universitaires, des médias, des syndicats ou de l’immense majorité des partis politiques, sans oublier des université américaines  prestigieuses,  des  parlementaires  étrangers,  ou  des  grandes  internationales comme  la  Conférence  Permanente  des  Partis  Politiques  de  l’Amérique  Latine  et  des Caraïbes  (COPPPAL)  et  l’Internationale  Socialiste  (IS),  tous  ont  la  même  lecture  des articles   134.2   de   la   Constitution   haïtienne   et   239   du   Décret   électoral   de   2015, indiscutablement le mandat de Jovenel Moïse a pris fin le 7 février dernier.   Toute tentative de prétendre le contraire constitue un accroc aux principes démocratiques, ce qui ne cadre pas avec les idéaux défendus par l’OEA.

2.   Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est parce que le président qui a la responsabilité de veiller au bon fonctionnement des institutions, a délibérément choisi de les saboter.  Il n’a organisé aucune des sept (7) élections régulières prévues par la constitution.  Conséquences, depuis  le  mois  de  janvier  2020  Haïti  n’a  plus  de  parlement  fonctionnel  et  le  président gouverne par décret sans avoir de compte à rendre à quiconque,  il profite de cette situation pour   s’affranchir   de   tout   contrôle   financier   et   pour   introduire   illégalement   des transformations liberticides dans le corpus juridique national.

3.   En dépit du bon sens l’ex-président s’est attaqué au pouvoir judiciaire en arrêtant un (1) juge  de  la  Cour  de  cassation,  en  en  révoquant  trois  (3)  d’entre  eux,  qui  sont  réputés inamovibles et en les remplaçant en violation des prescrits constitutionnels.  Par ailleurs le

mandat de plusieurs juges d’instruction travaillant sur des dossiers embarrassants pour le pouvoir, n’a pas été renouvelé.

4.   Les libertés publiques et le droit d’expression sont bafoués.  L’ex-président n’hésite pas à menacer d’élimination physique ceux qui osent se mettre en travers de sa route ou refusent d’obtempérer  à  ses  menaces.    Les  manifestations  sont  sauvagement  réprimées.  Des étudiants et mêmes journalistes sont délibérément ciblés par les agents de police qui font un usage disproportionné de la force.  Des proches du pouvoir sont allés jusqu’à cribler de balles  un  jeune  motocycliste  participant  à  une  marche  pacifique  et  ensuite,  selon  des témoins, ils l’ont brûlé avec sa moto alors qu’il était encore en vie.

5.   Le président qui a juré de respecter et de faire respecter la constitution, s’est arrogé le droit de  la  mettre  de  côté  et  d’en  préparer  une  nouvelle  sur  mesure  en  vue  de  renforcer considérablement les pouvoirs du président.

6.   Le Conseil Électoral Permanent (CEP) n’a jamais été constitué.  A sa place le président a créé un CEP provisoire à sa solde.  Qui plus est ce CEP fonctionne sans avoir jamais prêté serment  par  devant  la  Cour  de  cassation  comme  l’exige  la  constitution.  Tout  scrutin organisé par ce CEP sera contesté et débouchera forcément sur une prolongation de la crise politique.

7.   Le fichier national d’identification des citoyens et des électeurs a été détruit et le pouvoir a passé de manière frauduleuse un marché pour l’acquisition d’un nouveau système contesté qui fonctionne dans une totale opacité et n’est pas parvenu à fournir une carte nationale d’identification qu’à une minorité de citoyens en âge de voter.

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