La vie (mais surtout le sport !) est ainsi faite. Les souvenirs les plus durs pour certains sont, pour d’autres, les réminiscences les plus douces. Et quelle image du passé divise le plus Français et Italiens que celle qui montre Zinédine Zidane quitter l’Olympiastadion de Berlin en passant à côté de la Coupe du monde ? Ce trophée doré qui sera quelques minutes plus tard soulevé par Fabio Cannavaro, capitaine des Azzurri.

Si la finale de la Coupe du monde 2006 est un traumatisme pour la France du football, pour les Italiens cette nuit du 9 juillet reste le dernier souvenir heureux lié à cette compétition ces vingt dernières années. Raison pour laquelle retrouver Zidane sur le banc pour le match qui les verra affronter les Bleus vendredi 2 octobre a forcément un goût doux-amer. Revoir Zizou, c’est beau et mélancolique, même si, lors de cette double décennie, le fossé entre les deux sélections s’est creusé, constate le Corriere dello Sport. L’article consacré à la rencontre est titré ainsi :

“Face à la France, un duel inégal, mais nous aurons toujours Berlin.”

La crainte sportive du quotidien romain est partagée par d’autres titres de presse, à l’image d’Il Messaggero, autre journal de la capitale, qui parle d’une équipe de France “pleine de petits Zidane sur le terrain”. Pour le